Van aménagé avec un enfant : 10 conseils pour un road trip réussi !

Dans cet article, je vous livre quelques conseils issus de ma propre expérience pour voyager en van aménagé avec un enfant. J’ai en effet opté depuis quelques temps pour ce mode de voyage qui permet de préserver une grande liberté, et j’ai fait l’acquisition d’un van Volkswagen type T5, plus joliment prénommé Blanch’o.

Notre premier long road trip nous a mené pendant 2 mois sur les routes de France, à la découverte des plus beaux paysages de notre pays. Mon fils avait alors 2 ans et demi, et ce voyage, vous l’imaginez bien, a suscité beaucoup de commentaires et de questionnements de la part de mes proches :
– « Mais vous allez vraiment dormir dans le van ? »… « c’est bien trop dangereux ! »… « et si vous tombez en panne au milieu de nulle part ? »… « à quoi ça sert puisqu’il ne se souviendra de rien ? »… « et s’il pleut ? »…
« ce n’est pas gagné pour lui apprendre la propreté ! », etc…

J’avais bien-sûr moi-même quelques appréhensions avant le départ, mais aujourd’hui, je peux rassurer tout le monde. Ce fut une aventure unique, remplie de jolis moments partagés et de belles découvertes.
Pour les parents qui hésitent encore, voici quelques conseils avant le départ qui vous assureront un road trip réussi… et, en bonus, une petite visite de l’intérieur du van dans la vidéo de Mauro, du blog Kitesurf-Lovers.

Retrouvez tous les articles associés à notre Tour de France en van
sur la page de présentation de cette aventure..


Voyager en van aménagé avec un enfant
10 conseils avant de prendre la route


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°1 : la mécanique, tu apprendras

Pas de panique, il ne s’agit pas ici de passer votre CAP de mécanicien, surtout si vous ne comptez pas vous aventurer en-dehors des frontières européennes. Mais mieux vaut tout de même avoir bien compris le fonctionnement et les caractéristiques techniques du véhicule avant de partir car, lorsqu’on voyage en van aménagé avec un enfant, un petit pépin peut vite se transformer en grosse galère !

Pour la partie moteur, il n’y a pas de grande différence entre un van et une voiture classique. Il suffit donc de réviser les notions de mécanique apprises lors des cours de conduite, d’identifier les voyants susceptibles de s’allumer pour vous prévenir d’une anomalie et d’ouvrir le capot pour repérer les différents composants du moteur ainsi que les niveaux que vous serez probablement amené à ajuster.
Encore mieux, notez sur une fiche récapitulative à glisser dans le carnet du véhicule les caractéristiques des produits à utiliser (on n’utilise pas n’importe quelle huile dans n’importe quel moteur…) : cela vous évitera de devoir rechercher l’information au moment de la panne ! Vous pouvez également prévoir un bidon d’huile dans le coffre mais ce n’est pas nécessaire si vous roulez en France car vous en trouverez dans toutes les grandes surfaces et stations-services (ou presque).
Dernier conseil si vous n’avez pas assez bien révisé et qu’un voyant étrange se met à clignoter : utilisez internet. Il y a des vidéos didactiques sur toute sorte d’anomalies et vous y trouverez à coup sûr de bons conseils.

Pour la partie habitacle, mieux vaut avoir quelques notions d’électricité avant de partir si vous ne voulez pas user la batterie prématurément ! La plupart du temps, il y a dans le van 2 batteries : l’une dédiée à l’habitacle (éclairage, réfrigérateur, ventilateur…) et l’autre dédiée au moteur, afin de ne pas risquer de tomber en panne de batterie moteur en utilisant trop le frigo ou l’ordinateur. Attention néanmoins aux éclairages d’origine du véhicule, ils peuvent être restés connectés à la batterie moteur… Bref, révisez le schéma électrique du van avant de partir.
Le mieux est de réaliser un parcours de quelques jours avant un vrai long voyage afin de savoir utiliser avec aisance le gaz, le réservoir d’eau, la vidange et les connections électriques, si vous ne voulez pas vous rendre compte, comme moi, lors du premier arrêt en camping, que vous n’avez pas le bon câble !


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°2 : la route, tu prépareras

roadtrip van enfant vanlife

Première chose à étudier : où installer l’enfant ?
Je me suis rendue compte une semaine avant le départ que les ceintures arrières du van ne permettaient pas d’y attacher un siège-enfant et c’est donc à l’avant et à côté de moi que j’ai installé mon fils, tout fier de pouvoir jouer les copilotes. Mais attention, cela n’est légal que si les sièges arrière ne disposent effectivement pas de système de ceintures, sinon, l’enfant  doit y rester jusque ses 10 ans !

Pour ce qui est de l’itinéraire, tout est envisageable, en fonction des passions et attentes des voyageurs, petits et grands. Je préconise néanmoins de modérer le nombre d’heures passé sur la route en van aménagé avec un enfant en bas âge.
Je limite pour ma part les étapes à 3 heures de route par jour et je ne roule pas tous les jours, l’objectif de mes voyages étant de prendre le temps de découvrir les destinations que je traverse et d’y réaliser des activités ludiques avec mon fils. On peut privilégier les heures de sieste pour rouler, le bercement de la route étant très efficace pour l’endormissement 😉 . Au fil des jours, la fatigue s’installant, mon fils s’endormait presque systématiquement lors des trajets. Et lorsque le cœur n’y était plus, je faisais une pause dans une aire de repos… mais attention, si cela permet de faire un break, il peut être très difficile ensuite de lui faire accepter de quitter les jeux pour repartir !


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°3 : l’organisation, tu maîtriseras

Chaque chose à sa place ! Avant de prendre la route, il faut obligatoirement que tout soit en ordre dans l’habitacle. Sinon, au premier virage, les objets mal rangés se retrouvent par terre, ou pire sur les genoux du conducteur.
Un conseil donc : voyager de façon minimaliste. Inutile de prévoir 3 casseroles, 3 paires de chaussures ou encore une pharmacie géante au cas où… non seulement, ils vous gêneront pour ordonner l’intérieur du van mais ils ne serviront probablement pas.
Dans le coffre, je dispose de 2 caisses pour mettre nos affaires personnelles (habits et livres essentiellement), l’une pour moi, l’une pour mon fils. Nous avons 3 petits rangements dans l’habitacle : l’un est dédié à l’équipement de cuisine, l’autre aux affaires de nettoyage et aux chaussures, le 3ème au matériel électronique et aux jeux. Je complète par une glacière souple pour y stocker un minimum de provision tel que café, sucre et biscuits… Mais là encore, inutile de faire des stocks si vous ne partez pas dans le désert 😉 .
N’ayez pas peur d’oublier quelque-chose, vous en trouverez certainement à la prochaine étape… sauf bien-sûr, le doudou, le nounours et le biberon de l’enfant !


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°4 : les nuits sauvages, tu éviteras

van amenage avec enfant camping

Aïe ! Là, je vais un peu écorner l’image fantastique du vanlifer épris de liberté qui s’arrête où bon lui semble, si possible en pleine nature ou dans des endroits féériques pour passer la nuit…
Dans les faits, surtout lorsque l’on voyage en van aménagé avec un enfant, on a tendance à privilégier les campings et ce, pour plusieurs raisons : le sentiment de sécurité bien-sûr mais aussi les services proposés (douche, sanitaire, lave-linge, électricité, aire de jeux, piscine) et la possibilité pour l’enfant de pouvoir jouer avec d’autres gosses de son âge. Sinon, au bout de quelques semaines, il risque de virer « petit sauvage » !

Hors saison en France, il faut compter un budget moyen de 18€ par nuit avec électricité, le prix d’un confort minime mais essentiel à la poursuite de l’aventure à long terme. D’autant plus que certains campings s’avèrent être de vrais petits coins de paradis en pleine nature, calmes et peu fréquentés, comme par exemple les campings de la via natura (une vingtaine de campings répartis en France dans un environnement naturel privilégié avec un réel engagement pour le respect de l’Homme et de la nature).
Il nous est arrivé de devoir dormir sur un parking en ville, comme ce fut le cas à Saint-Malo avant de prendre le ferry au petit matin pour une escapade sur l’île de Jersey mais cela reste exceptionnel.
Et bien-sûr, on ne se prive pas de s’arrêter devant des sites naturels d’exception au cours de la journée 😉 .

van amenage avec enfant etretat


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°5 : les activités, tu varieras

Ce conseil n’est pas spécifique au voyage en van aménagé, mais d’autant plus important que l’enfant aura besoin de se défouler après de longues heures assis lors des trajets.
Je prévoies donc tout un panel d’activités au cours de mes road trips avec l’espoir de susciter son intérêt et de le voir s’épanouir aussi bien en bord de mer qu’en montagne, au cours d’activités ludiques, sportives ou pédagogiques.
Les activités qui marchent à coup sûr avec mon fils de 3 ans : tout ce qui mouille (piscine, mer, rivière, pêche à l’épuisette…), tout ce qui roule sur des rails (trains, trams, vélo-rail…), les parcs, parcs animaliers, aquariums et animaux en tout genre… quoique. Il refuse catégoriquement de monter sur un âne !
Les activités que j’évite : les musées et expositions, sauf lorsqu’ils ont un espace dédié aux enfants ou que le thème fait partie des passions de mon fils : la cité des enfants à Paris et le musée du tramway à Lisbonne ont par exemple eu un très grand succès.


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°6 : la fatigue, tu appréhenderas

van aménagé avec enfant fatigue

C’est probablement l’une des plus grandes angoisses des parents : la fatigue. Parce qu’en effet, un enfant fatigué devient vite insupportable.
Dès les premiers jours de notre Tour de France, mini-voyageur a abandonné sa sieste quotidienne d’après déjeuner. Impossible en effet de trouver le sommeil en pleine journée dans le van alors que tant de lieux et d’activités sont à découvrir juste derrière la porte !
Du coup, on se rattrape le soir avec une extinction des feux bien ritualisée aux alentours de 21h30, horaire issu d’un compromis entre nous 2, car évidemment, dans un si petit espace, quand bébé s’endort, maman aussi 😉 .
Le matin, je pouvais travailler un peu sur l’ordinateur avant qu’il ne se réveille, ce qui lui permettait de dormir entre 9 et 10 heures par nuit. Pas assez pour un tout-petit, me direz-vous. En effet, et c’est pour cela qu’il s’endormait quasi systématiquement lorsqu’on reprenait la route ou en randonnée dans le porte-bébé, histoire de récupérer ses quelques heures manquantes…
Et quand la fatigue devient trop présente, j’organise une « journée rien que pour lui » durant laquelle lui seul décide ce qu’il a envie de faire.


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°7 : les repas, tu improviseras

2-3 ans, c’est l’âge de la diversification et de la découverte, probablement l’âge idéal pour voyager avec un enfant qui goûte à tout avec curiosité. Nous avons ainsi pu déguster quelques spécialités de nos régions, telles que la flamiche, le potjevleesch, les huitres de Marennes, la galette bretonne, l’aligot, la bouillabaisse et un grand nombre de fromages… nos dégustations les plus étranges : le chocolat au piment basque et la glace au Maroilles !
Le matin, un grand biberon de lait permet de recharger très efficacement les batteries. J’ai opté pour le lait infantile en poudre. Non seulement il est recommandé par les médecins jusqu’aux 3 ans de l’enfant pour les vitamines qu’il contient mais il se conserve surtout très facilement quelques soient les conditions du voyage.
Le midi, nous avons le choix entre pique-nique et dégustation de produits locaux et le soir, nous cuisinons dans le van presque comme à la maison. Seul petit bémol, sans four, impossible de faire ma recette fétiche de muffins 😉 .
Nous faisons les courses au fil des étapes et ne prévoyons donc pas de stocks de nourriture, surtout que les partenaires et les gens rencontrés en route sont souvent très généreux avec nous. Je me souviendrai par exemple longtemps de ma rencontre avec Amélie sur le parking de l’Intermarché de Boulogne-sur-mer, qui, séduite par notre aventure, nous avait préparé un panier local bien garni ainsi qu’une petite surprise pour mini-voyageur… une jolie rencontre qui enrichit un peu plus encore notre voyage.
Finalement, nous avons juste quelques conserves, biscuits, compotes et bouteilles d’eau d’avance, ainsi que du café, du sucre et un pot de Baroutella pour le petit-déjeuner. Vous ne connaissez pas le Baroutella ?! une recette unique de Catherine à découvrir au Petit Baroudeur de Champéry !


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°8 : la météo, tu accepteras

van aménagé avec un enfant repos

2 solutions si la pluie se mêle au voyage : attendre tranquillement à l’abri dans notre petite maison roulante, ou alors changer de région 😉 .
On s’occupe facilement une demi journée voire même une journée dans un van (dessins, lecture, jeux, dessins animés…) et la pluie peut même être un prétexte à se reposer un peu pour des hyper-actifs comme nous. Finalement, ce n’est pas très différent que dans une maison. Mais lorsque la pluie dure plusieurs jours, c’est l’humidité qui devient problématique : plus rien ne sèche, et le van se salit très vite.


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°9 : l’éducation, tu assureras

Jusque 3 ans, il n’y a pas de grosses difficultés en ce qui concerne l’éducation en voyage. La diversité de son environnement accélère très efficacement son éveil. J’ai d’ailleurs décidé de voyager avec mon fils dès son plus jeune âge pour cela : lui permettre  de découvrir par lui-même la diversité du monde qui l’entoure, de s’ouvrir à toutes sortes de rencontres et d’activités, pour pouvoir ensuite faire ses propres choix et se constituer son univers.
Pour le reste, on respecte les mêmes principes qu’à la maison, avec une vigilance accrue pour l’apprentissage de la propreté (pas facile d’adopter le pot lorsqu’on est sur la route) et de la sociabilité (il est indispensable de prévoir des étapes chez les proches et des activités pendant lesquelles il pourra rencontrer d’autres enfants).


Voyager en van aménagé avec un enfant
Conseil N°10 : les souvenirs, tu cultiveras

C’est une réalité : un enfant de 2 à 3 ans ne garde quasiment aucun souvenir de ses voyages. On ne voyage pas avec un enfant en bas-âge pour qu’il ait des souvenirs mais davantage pour lui faire partager nos passions et l’ouvrir aux autres.
Par contre, les souvenirs se cultivent, grâce aux histoires, aux photos et aux vidéos. Les albums photos, aussi rétrogrades qu’ils puissent paraitre à l’époque des blogs et du numérique, restent pour moi le meilleur moyen de revivre ces moments de bonheur partagés avec mini-voyageur. Mon conseil donc : ne les négligez pas au retour !


 

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A propos de l'auteur  ⁄ celine

Auteur du blog Globetrekkeuse, 100% nature, je parcours les sentiers du monde, à pieds, à vélo ou en van aménagé, et partage mon expérience avec tous les amoureux de nature. Rejoignez-moi sur mon profil Facebook.

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